Femme au caractère trempé, Najla Mangoush a été brutalement suspendue le 6 novembre par le conseil présidentiel libyen au motif de “violations administratives”. La ministre aurait pris des positons en solo sans se référer à sa hiérarchie. Cette décision accompagnée d’une interdiction de voyager a été rejetée ce dimanche par le gouvernement d’unité nationale indiquant que le conseil présidentiel n’a « aucun droit légal de nommer ou d’annuler la nomination des membres du pouvoir exécutif, de les suspendre ou d’enquêter sur eux ». Ces pouvoirs seraient exclusifs au Premier ministre.
Pour rappel, le Forum de dialogue politique libyen, mis en place avec l’assistance de l’ONU, est piloté par un conseil de présidence de trois membres dirigé par Mohamed Menfi jusqu’à la tenue des élections
Si rien ne filtre des causes de cette mise au ban, de nombreuses sources croient que la raison de la disgrâce est liée à un récent entretien de Najla Mangoush avec la BBC. La ministre y aurait donné des assurances que la Libye travaillerait avec les USA pour extrader le cerveau des attentats d’un vol de la compagnie américaine Pan Am survenue au dessus du village écossais de Lockerbie et qui aurait fait 270 morts.
La suspension qui reste d’exacerber les tensions entre fa Tina rivales intervient alors qu’une Conférence internationale pour la Libye est prévue le 12 novembre à Paris.




