De notre envoyé spécial Dia El Hadj Ibrahima…
L’aide publique française a été multipliée par deux depuis l’arrivée du président Emmanuel Macron au pouvoir. En effet, l’enveloppe financière estampillée «aide au développement» est passée de 8 milliards de dollars en 2014 à 17,2 milliards de dollars en 2020. Un tiers de ce montant est réservé aux pays africains. Ces chiffres dévoilés à la veille d’un sommet Afrique-France cruciale intervenu dans un contexte de sentiment anti-Français grandissant sur le continent renseignent sur l’abîme qui sépare la réalité de la perception et de celle-ci aux statistiques. Au delà d’établir un dialogue qui se veut ouvert avec les jeunes entrepreneurs africains et les acteurs de la société civile, la rencontre de Montpellier intervient alors que les entreprises françaises reculent en Afrique face à la concurrence chinoise et américaine. En dépit de sa mauvaise posture, l’Europe est loin d’abandonner le combat.
A l’horizon 2027, les institutions financières du vieux continent comptent investir plus de 450 milliards d’euros dont 50% réservés aux infrastructures en Afrique. Dans ce cadre, le partenariat renouvelé Afrique France, loin d’être un nouveau masque Baoulé (un de plus ) collé à la bonne vieille Françafrique, est plutôt une hymne au renouveau et au partenariat pragmatique et gagnant-gagnant entre acteurs du secteur privé. C’est en tout cas le message que le président français tentera de faire passer.




