S’exprimant, samedi 25 septembre, devant la tribune de l’ONU, le premier ministre malien n’y est pas allé de main morte. Accusant la France d’un « abandon en plein vol », Choguel Kokalla Maïga a déploré une annonce « unilatérale » de la fin de l’opération Barkhane. Paris aurait décidé de la fin de ses opérations militaires au Mali, «sans coordination tripartite avec l’ONU et le gouvernement malien», a estimé le premier ministre.
«La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli (…), nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires », a déclaré Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Le haut responsable malien ferait-il allusion à la controversée convention avec le groupe paramilitaire russe Wagner sous forme d’une prestation sécuritaire contre paiement de 6 milliards de FCFA et accès aux zones minières ?
Le premier ministre malien qui n’a pas apporté de précisions sur ce sujet délicat de la coopération avec la Russie (également dénoncée par l’Allemagne) a émis le souhait de voir les 15 000 casques bleus de la mission onusienne (Minusma) devenir plus offensifs pour combler le retrait français.
