En arrêtant, le 25 mai dernier, le président Bah N’Daw et le premier ministre de la transition, Moctar Ouane, le désormais nouveau président malien par intérim, Assimi Goïta, n’avait pas pris en compte la réaction sonnante et trébuchante du système financier international.
Ainsi, la Banque Mondiale, tête de file des partenaires technico-financiers de Bamako, a depuis vendredi 4 juin suspendu ses décaissements envers le pays du Sahel et-ce jusqu’à la clarification de la situation. Le Fonds monétaire international (FMI) qui avait décaissé 57,6 millions de dollars US au Mali, en février dernier, pour soutenir les dépenses sociales et la reprise post-pandémie serait dans les mêmes dispositions. La peur est grande qu’à la suite des institutions internationales, la BCEAO, principale source de financement actuelle du pays, ne prenne acte de la situation.Il va de soi que cet embargo financier réduit fortement l’angle de tir de la junte. D’autant que, aux pressions financières, s’ajoutent les sanctions militaires et diplomatiques. Ainsi, la France, principale force internationale au Mali (5 100 soldats) aux côtés de la MINUSMA (ONU) et du contingent tchadien, a annoncé la suspension de toutes ses opérations jusqu’à nouvel ordre. De son côté, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a aussi suspendu Bamako, emboitant le pays à la CEDEAO et à l’Union Africaine
