Symbolisée par la visite d’Emmanuel Macron à Kigali, les 27 et 28 mai, la normalisation de la relation franco-rwandaise doit déboucher sur la désignation d’un ambassadeur. Les deux pays sont sans représentants à un tel niveau depuis la rupture de leurs relations diplomatiques à l’initiative du Rwanda, , en novembre 2006, à la suite de la publication du rapport du juge Jean-Louis Bruguière mettant en cause Paul Kagamé dans l’attentat contre son prédécesseur, Juvénal Habyarimana. Evénement qui déclenchera, entre avril et juillet 1994, le génocide de plus de 800.000 Tutsis et Hutus démocrates.
Si plusieurs noms circulent depuis plusieurs jours dans les coursives ministérielles pour ce poste, celui de Jérémie Blin pourrait être proposé aux autorités rwandaises. Ce diplomate est le mieux à même d’occuper cette fonction. Depuis juillet 2019, il officie déjà comme le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Kigali. Ces derniers mois, il a accompagné localement le processus de rapprochement entre les deux pays.
Diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA), promotion Simone Veille (2004-2006), Jérémie Blin a débuté sa carrière au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne, en Autriche (2009-2012). Il est, par la suite, nommé à l’ambassade de France à Nairobi, au Kenya (2012-2014) comme conseiller de coopération et d’action culturelle puis comme conseiller politique chargé de l’Afrique à l’ambassade de France à Washington (2014-2017). Il rejoint l’administration centrale du Quai d’Orsay en 2017. D’abord comme chef de la mission Afrique orientale au sein de la Direction Afrique et Océan Indien (DAOI) puis comme sous-directeur chargé de l’Afrique centrale.




