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Mali/Bah N’Daw à Macron : «la France doit maintenir son dispositif»

En visite à Paris le 27 janvier, le président malien par intérim a donné des gages à son homologue pour éviter un affaiblissement du dispositif de lutte antiterroriste.  La fermeté a entouré l’entretien que le président par intérim du Mali, Bah N’Daw a eu avec Emmanuel Macron, le 27 janvier à l’Elysée. Durant plus d’une heure le successeur désigné d’Ibrahim Boubacar Keita « IBK » renversé par…

En visite à Paris le 27 janvier, le président malien par intérim a donné des gages à son homologue pour éviter un affaiblissement du dispositif de lutte antiterroriste. 


La fermeté a entouré l’entretien que le président par intérim du Mali, Bah N’Daw a eu avec Emmanuel Macron, le 27 janvier à l’Elysée. Durant plus d’une heure le successeur désigné d’Ibrahim Boubacar Keita « IBK » renversé par un putsch, en août dernier, a insisté sur la poursuite de la lutte antiterroriste en partenariat avec Paris dans le cadre du G5 Sahel appuyé par la force Barkhane. Bah N’Daw a plaidé pour le maintien en l’état de cette force alors que les rumeurs d’un « remaniement » des effectifs – entendez un allègement – vont bon train à quelques jours du sommet du G5 Sahel. « Il a demandé expressément à la France de rester sur le terrain, ce que son prédécesseur n’avait jamais fait », précise une source élyséenne à Financial Afrik. 

Tout en évoquant la formation de 10.000 soldats supplémentaires pour muscler les Forces armées maliennes (Famas) ainsi que la création de deux bataillons de forces spéciales appelées à être projetés dans le centre du pays, Bah N’Daw a réitéré son engagement à réactiver rapidement l’Accord de paix d’Alger signé en 2015 en réactivant son comité de suivi. Il s’est par ailleurs de nouveau exprimé sur le maintien du calendrier de la transition politique. D’une durée de 18 mois, celui-ci doit déboucher sur l’organisation d’une élection présidentielle et le retour du pouvoir à un civil. Aucune figure de la junte ayant déposé « IBK » ne devrait pouvoir se présenter à ce scrutin. « La fidélité de la parole donnée a semblé être la priorité du président malien », affirme l’Elysée. « Il en fait une affaire personnelle ». 

Reste un point non négociable pour Paris : les paramètres du dialogue avec les groupes armés. Emmanuel Macron souhaite que celui-ci se limite strictement aux signataires de l’Accord d’Alger, ce qui exclut tout rapprochement avec les deux principales menaces pesant actuellement sur le Mali : Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). « Nous ne comprendrions pas qu’un tel dialogue puisse se nouer avec ces deux groupes quand au même moment nous les combattons ». Les deux présidents doivent se retrouver, le 15 février, à N’Djaména, dans le cadre du prochain sommet du G5 Sahel.

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