Libreville a fait appel à Henri Proglio pour relancer ses secteurs de l’eau et de l’électricité. L’ancien patron de Veolia Environnement avant d’être remercié de son poste en 2012 a signé, le 25 novembre, après un entretien avec Ali Bongo à la présidence gabonaise, un contrat de conseil portant sur les conditions de relance de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Cette société était une filiale du groupe Veolia jusqu’à la rupture de sa concession, à l’initiative unilatérale de Libreville, en 2018.
Devenu consultant international sur les thématiques énergétiques et hydrauliques, Henri Proglio regardait le Gabon avec intérêt depuis longtemps en caressant l’espoir d’être nommé conseiller du chef de l’Etat gabonais. Bien avant le départ de Veolia, il avait effectué plusieurs missions, en ce sens, à Libreville. Il s’était notamment appuyé sur Anne Hommel, communicante «historique» de l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strass-Khan, par ailleurs fondatrice de l’agence Majorelle PR & Events, pour accéder au Palais du bord de mer.
Pour cette nouvelle mission, Henri Proglio a constitué une équipe technique emmenée par Patrice Fonlladosa. Ce dernier est en terrain conquis. Ancien président du Comité Afrique de l’organisation patronale française Medef, il est surtout connu pour avoir été l’inamovible « Monsieur Afrique » de Véolia durant plus de vingt ans. En 2018, il a été remercié en raison d’un lourd désaccord, en interne, sur la gestion du contentieux lié à l’expulsion du groupe dirigé par Antoine Frérot. Selon les sources de Financial Afrik, Noureddin Bongo Valentin, fils d’Ali Bongo et coordinateur des affaires présidentielles depuis la fin 2019, assistait à l’entretien avec Henri Proglio. Ce dernier a par ailleurs profité de son séjour pour dîner avec le couple présidentiel.




