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Algérie: nouvelles précisions sur le retour du président Tebboune à l’adresse des « ennemis et des haineux »

Evacué en Allemagne depuis le 28 octobre, d’abord pour « examens médicaux approfondis », ensuite pour Covid-19 selon une communication du 3 novembre, le président Abdelmadjid Tebboune serait sur un « retour imminent » selon le dernier communiqué présidentiel datant de la fin novembre. Une semaine plus tard, et alors que tout un pays est bloqué, voilà que le…

Evacué en Allemagne depuis le 28 octobre, d’abord pour « examens médicaux approfondis », ensuite pour Covid-19 selon une communication du 3 novembre, le président Abdelmadjid Tebboune serait sur un « retour imminent » selon le dernier communiqué présidentiel datant de la fin novembre. Une semaine plus tard, et alors que tout un pays est bloqué, voilà que le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer, se manifeste et dénonce la campagne d’aboiements et d’acharnement orchestrée par des cercles et des milieux hostiles à l’Algérie à travers, dit-il, des fake news sur la santé du président.

Dans une sortie relayée par le site Dzertic24 et reprise par l’agence officielle APS, le ministre assure que le président était «en cours de rétablissement et de guérison et retournera bientôt au pays pour poursuivre l’édification de l’Algérie, qui dérange les ennemis et les haineux ». Sacrifiant aux figures de style de la communication politique issue des régimes dits révolutionnaires , Ammar Belhimer agite la menace du complot contre la nation algérienne: « le peuple algérien a fait échouer tous les calculs misant sur la chute de l’Algérie en élisant, d’abord, le président Abdelmadjid Tebboune et en allant de l’avant, ensuite, dans la concrétisation de la politique d’édification de l’Algérie nouvelle, qui n’obéit à aucun diktat ou chantage, qu’elles qu’en soient l’origine ou la nature ».

Et le ministre de rappeler que le plébiscite populaire de l’amendement constitutionnel et la fidélité de l’Algérie à ses principes de soutien aux causes de libération et d’autodétermination à travers le monde « s’inscrivent en droite ligne dans cette voie ». Une manière d’inviter la question du Sahara dans les demandes pressantes des médias et des algériens sur la date du retour du président, son état de santé et sa capacité ou non de gouverner ?

Pour le ministre, qui ne répond pas de façon précise sur l’état de santé du président Tebboune, «l’Algérie se trouve, aujourd’hui, à la croisée de deux courants : celui des nostalgiques de la sinistre ère coloniale, qui se cachent derrière des prétentions de démocratie avec ses phases constitutives et transitoires, et celui des tenants d’un changement radical par la voie pacifique et institutionnelle». Et c’est ce dernier choix qui a prospéré selon les résultats du référendum suspendu par ailleurs, rappelons-le, à la signature du président depuis son vote, le 1er novembre dernier. Ce référendum finira, assure le ministre,«par permettre d’éradiquer les résidus et symboles de l’ancien régime, dont la majorité se trouvent en fuite à l’étranger ou en prison ».

Et le ministre, usant jusque-là de détours, de tancer directement le Maroc, l’ennemi de l’Ouest, vu comme la tête de pont de cet ennemi extérieur diffus: « l’institution militaire algérienne est l’éternel complexe du Makhzen » pour plusieurs raisons, mettant en avant, particulièrement », explique le ministre, évoquant en recours aux complots ourdis de l’extérieur, «la cohésion innée et indestructible entre le peuple et son armée et la mise en échec par notre vaillante armée de toutes les manœuvres et plans visant la souveraineté et l’unité de l’Algérie, Etat et peuple».

Loin de fournir des précisions sur la date du retour du président Tebboune, le ministre appelle plutôt la communauté internationale et à sa tête le Conseil de sécurité de l’ONU à « assumer son entière responsabilité dans le respect du cessez-le-feu, violé par le Maroc, et dans la résolution de la question sahraouie à travers l’organisation d’un référendum d’autodétermination, conformément à la légalité internationale et résolutions onusiennes ». C’est ce qu’on appelle le grand écart.

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