Expiré depuis février 2020 et prorogé jusqu’à ce mois de décembre, le nouveau partenariat Afrique-ACP est en négociation, ce 3 décembre 2020, pour une reconduction imminente. L’accord cadre butte, côté européen, sur une exigence d’une assemblée paritaire UE-ACP, qui soit renforcée, au delà de son rôle consultatif.
Ainsi, le président de la commission du développement du Parlement européen, Tomas Tobé (PPE, SE) et le président de la délégation ACP du Parlement, Carlos Zorrinho (S&D, PT), ont déclaré à la Commission européenne que le projet de négociation actuel n’était pas acceptable car ne comportant pas de contrôle démocratique accru..
Côté ACP, les nouveaux accords devraient porter, au delà du commerce des marchandises et de l’accès préférentiel au marché européen, sur les services, les investissements, l’accès aux marchés publics, la propriété intellectuelle, etc.
Le groupe central de négociation se compose de représentants des trois régions (Afrique, Caraïbes et Pacifique) et est dirigé par M. Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine.
Le négociateur en chef de l’UE est le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, M. Neven Mimica. Les négociations sont menées en étroite collaboration avec Mme Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
L’accord de partenariat de Cotonou est le cadre juridique qui régit les relations entre l’UE et 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Signé en 2000 pour une période de 20 ans, l’accord rassemble plus d’une centaine de pays (les États membres de l’UE + 79 pays ACP) et représente plus de 1,5 milliard de personnes.
