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Sénégal: une polytechnicienne aux commandes de la Société Africaine deRaffinage (SAR)

Serigne Mboup n’est plus Directeur Général de la Société africaine de raffinage (SAR). L’Etat du Sénégal a nommé Mme Marième Ndoye Decraene à la tête de la boîte. La nouvelle patronne de la SAR dirigeait jusque là l’Unité de Formulation du Compact “Millenium Challenge Account” (UFC-MCA ) qui avait en charge la coordination, la formulation…

Serigne Mboup n’est plus Directeur Général de la Société africaine de raffinage (SAR). L’Etat du Sénégal a nommé Mme Marième Ndoye Decraene à la tête de la boîte. La nouvelle patronne de la SAR dirigeait jusque là l’Unité de Formulation du Compact “Millenium Challenge Account” (UFC-MCA ) qui avait en charge la coordination, la formulation et la préparation à la mise en œuvre d’un Compact du gouvernement américain portant exclusivement sur le secteur de l’énergie.

Maillon stratégique du tissu économique sénégalais et du secteur vital des Hydrocarbures, la SAR voit ainsi son Top Management connaître une nouvelle configuration avec l’arrivée aux affaires de la Polytechnicienne Marième Diop Decraene qui remplace Serigne Mboup pourtant connu jusque-là pour sa proximité avec le Chef de l’Etat Macky Sall qui l’avait ainsi envoyé en mission commando. La nouvelle directrice générale de la SAR avait également occupé le poste de Directeur des Routes au sein du ministère en charge des Infrastructures et des transports terrestres, d’avril 2013 à janvier 2018 (cumulativement à l’UFC- MCA entre novembre 2016 et janvier 2018).

Présentée par les spécialistes comme un leader compétent, ambitieux, intègre et rigoureux, Marième Ndoye Decraene débarque à la SAR dans un lourd contexte marqué notamment par un climat social tendu et la persistance de l’actualité Covid-19 qui impacte indubitablement le secteur pétrolier mondial. Les difficultés financières structurelles de la SAR ont été récemment portées sur la place publique par les travailleurs qui avaient ainsi lancé l’alerte. Un arrêt des activités n’était même pas exclu pour cause de rupture fréquente de l’approvisionnement en pétrole brut. Comme pour couronner ce cocktail visiblement explosif, l’Etat du Sénégal et la société nationale d’électricité (Senelec) doivent pour leur part pas moins de 80 milliards fr cfa à l’entreprise.

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