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Guillaume Soro reste en France

Contrairement aux «rumeurs» relayées par plusieurs médias sur le web dont Koaci.com, les autorités françaises n’ont jamais demandé à Guillaume Soro de quitter le territoire national après son appel à l’insurrection. Le 4 novembre, l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui soutient le gouvernement de transition national créé sous l’égide de Henri Konan Bédié, avait appelé…

A 47 ans, Guillaume Soro est confronté à une situation inédite.

Contrairement aux «rumeurs» relayées par plusieurs médias sur le web dont Koaci.com, les autorités françaises n’ont jamais demandé à Guillaume Soro de quitter le territoire national après son appel à l’insurrection.

Le 4 novembre, l’ancien président de l’Assemblée nationale, qui soutient le gouvernement de transition national créé sous l’égide de Henri Konan Bédié, avait appelé sur sa page Facebook, l’armée «à se mutiner» et à «joindre ses forces à l’opposition» après la victoire contestée d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre par 94,2% des voix. Une victoire validée par le Conseil constitutionnel ivoirien, le 9 novembre.

Selon les informations exclusives de Financial Afrik, la France a toutefois adressé un nouveau message, après une première mise en garde (voir ICI), à l’ancien chef rebelle pour lui demander de s’en tenir à son strict rôle d’opposant politique et au respect de la légalité. Exilé en France depuis avril 2019, Guillaume Soro fait l’objet d’une condamnation, en Côte d’Ivoire, à vingt ans d’emprisonnement ; à la privation de ses droits civiques ainsi qu’à une amende de 6,8 millions € pour «recel de détournement de deniers publics». Des peines à l’origine du rejet de son dossier de candidature à la présidentielle. Abidjan a affirmé avoir lancé plusieurs mandats d’arrêt contre l’ex-premier ministre, mais ni Interpol ni la justice française n’ont reçu, pour l’heure, une telle notification.

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