Après l’attaque du cortège du Secrétaire général de la Présidence, Patrick Achi, sans incident lors d’une tournée dans la région de la Mé, celui du ministère du Budget a été la cible de manifestants dans la ville de Yamoussoukro, le dimanche 1er novembre.
Dans leur esprit de désobéissance civile, des jeunes surchauffés ont intercepté, sur la route de l’aéroport de la capitale ivoirienne, le cortège dans lequel se trouvait un opérateur économique et mécène répondant au nom de Bamba Ousmane. Si ce dernier a eu la vie sauve, ce n’est pas le cas de Sinaly Dosso, gendarme et membre de la sécurité du ministre Moussa Sanogo. L’homme en uniforme a succombé suite au lynchage de la foule, qui a caillassé également une dizaine de voitures réduites en pièces.
Cette violence scène illustre bien des difficultés du scrutin présidentiel et du fossé qui sépare aujourd’hui l’opposition et le pouvoir. Crédité d’une avance selon les décomptes encore partiels, le président Ouattara est parti pour un nouveau mandat obtenu dans des conditions électriques.
