En pleins diatribes contre la France, le président turc a été réveillé tôt ce matin par ses éminents experts financiers: pour cause, la monnaie nationale a encore dévissé. Il faudrait maintenant 8 livres pour un dollar américain. En dépréciation de 25% depuis le début de l’année, la monnaie est nettement positionnée à la vente sur le Forex. Ce qui ne serait pas sans conséquences sur le service de la dette. La Turquie doit rembourser cette année 128 de ses 421 milliards de dollars de dette extérieure.
Les gestionnaires et détenteurs d’avoirs sur cette devise se précipitent pour échanger, craignant un risque géopolitique majeur. Les dernières critiques du président turc contre son homologue français, Emmanuel Macron, qu’il accuse de « malade mental » ont accéléré la panique sur le marché.
Au risque géopolitique en Méditerranée, s’ajoute les positions contradictoires entre d’un côté la Banque Centrale Turque qui veut augmenter les taux d’intérêt et, de l’autre, le président Recep Tayyip Erdogan qui veut baisser le taux directeur pour stimuler l’économie. Finalement, la Banque Centrale a privilégié le statu quo, envoyant un mauvais signal aux investisseurs étrangers.
