A l’approche de l’élection présidentielle du 7 décembre au Ghana, l’ambassade de France à Accra vient de poster sur son site à l’intention des ressortissants présents dans le pays un message au ton alarmiste.
Alors que l’ancienne «Gold Coast» est réputée pour sa stabilité et son ancrage démocratique depuis plusieurs décennies ce message conseille de limiter les venues dans le pays et les déplacements intérieurs.
«Des tensions liées au calendrier électoral sont possibles localement», explique la chancellerie. En réalité, cet appel répond à une logique plus exogène. Paris craint en effet les conséquences d’une crise post-électorale en Côte d’Ivoire avec un possible un afflux de populations à la frontière. L’autre appréhension vient du fait l’élection ghanéenne mobilisant les forces de l’ordre, la sécurité globale du pays se trouvera affaiblie donnant aux groupes armés qui essaiment dans la sous-région, notamment au Burkina Faso et au Togo, autres pays frontaliers, l’opportunité de mener des attaques.
