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Afrique de l’Ouest: Muhammadu Buhari, Macky Sall et Embalo lancent un nouvel ordre

Le si médiatisé dîner du jeudi 15 octobre entre le président Muhammadu Buhari du Nigeria et ses homolgues Macky Sall du Sénégal et Oumaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau continue de faire couler de l’encre. Les motifs de la rencontre tenue à la State House, à Abuja, étaient d’ordre sécuritaire. Il a été question…

Le si médiatisé dîner du jeudi 15 octobre entre le président Muhammadu Buhari du Nigeria et ses homolgues Macky Sall du Sénégal et Oumaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau continue de faire couler de l’encre. Les motifs de la rencontre tenue à la State House, à Abuja, étaient d’ordre sécuritaire.

Il a été question du Mali où l’intransigeance de Buhari pour une transition confiée aux civils a payé et des efforts du Nigeria dans le retour de la sécurité le long du lac Tchad. Les menaces posées par le Nord Mali occupé et les conflits de basse et moyenne intensité tout le long du Sahel ont été abordés. Le président Macky Sall a félicité son homologue du Nigeria sur son leadership sous régional. Ce dernier n’en a pas fait moins envers le président du Sénégal, très présent dans la médiation et la recherche des solutions.

Au delà des thématiques stratégiques abordées par ces trois chefs d’Etat, en faveur d’une plus grande intégration, ce sommet à lequel devait s’associer, selon les informations, le nigérian Mouhamadou Issoufou, réaffirme l’engagement des trois leaders en faveur d’une plus grande intégration de la CEDEAO. Le sommet informel se tenait, rappelons-le, à trois jours des présidentielles en Guinée Conakry et à deux semaines des présidentielles ivoiriennes.

Autant d’événements suivis de près par Dakar, Bissau et Abuja, mais aussi par Accra (une rencontre similaire a déjà eu eu lieu le 21 septembre entre Buhari et le ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO) . Opposé aux troisièmes mandats, le président nigérian avait clairement donné son avis début septembre sur le dévoiement des constitutions: «  »Il est important qu’en tant que dirigeants de nos différents États membres de la Cedeao, nous respections les dispositions constitutionnelles de nos pays, notamment en ce qui concerne la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région », avait-il déclaré lors d’un mini sommet à Niamey. Une déclaration qui a créé une sorte de ligne de démarcation au sein de la CEDEAO.

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