L’association DARE, Diaspora des Algériens résidant à l’étranger, a saisi le président algérien Abdelmadjid Tebboune, par lettre, afin de lui demander de présenter une loi pour une meilleure représentativité des Algériens de l’étranger au Parlement de leur pays.
La démarche est motivée par “une volonté de plus justice de représentation citoyenne”, lit-on dans le communiqué de l’association signé par Othman Douidi, vice-président de DARE.
Depuis 1977, et alors que le nombre d’algériens en France était estimé à 1 million, l’on comptait 4 députés au parlement algérien. En 2020, il y a toujours quatre représentants de la communauté algérienne au parlement pour une population franco-algérienne estimée à 7 millions.
Aussi, déplore DARE, “le nombre de parlementaires en France est loin de refléter la réalité car une bonne partie de citoyennes et citoyens algériens, notamment les nouvelles générations, sont absents du processus électoral”.
En outre, plus de 50% de la population algérienne des résidents à l’étranger sont des résidentes. Pour la Diaspora des Algériens résidants à l’Etranger, il est primordial que les élus parlementaires soient représentatifs de toute la population.
A titre indicatif, poursuit le communiqué, «cette préoccupation de donner plus de gage à toutes diasporas quelque soit, ses origines ; Cette problématique trouve un écho commun chez nos frères Marocains : Les partis politiques du Maroc proposent entre 30 et 60 députés pour une population de 3 000 000 de sujets Alaouites »
La Communauté algérienne de France constate que si une règle de proportionnalité venait à être appliquée, il faudrait plus de 30 parlementaires pour ces 7 millions d’Algériens résidents en France. Une règle de proportionnalité devrait permettre l’élection d’un parlementaire pour 100 000 citoyens et citoyennes inscrits sur les listes électorales pour les consulats d’Algérie en France, en respectant la parité homme/femme.
« Un devoir de mémoire rappelle que les algériens et algériennes de l’étranger ont participé à l’indépendance de l’Algérie.
En outre, l’effort de modernisation actuelle doit impliquer toutes les composantes de la société, en particulier sa communauté de l’étranger, en vue d’apporter une dynamique politique indispensable à la démocratisation de notre pays, qui ne peut pas rester sourd à cette demande », concluent les Représentants de l’Association de la Diaspora des Algériens Résidants à l’Etranger (DARE).



