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Côte d’Ivoire: le 3 ème mandat de Ouattara soumis à l’avis du juge constitutionnel

Interrogé au sujet du troisième mandat du président Alassane Ouattara, le secrétaire général à la présidence ivoirienne a livré une réponse suspensive: « Pour nous, il s’agit d’un premier mandat dans la nouvelle République, qui est instituée par la Constitution de 2016, donc la 3è République. Mais naturellement, il ne s’agit pas pour nous de nous…

Interrogé au sujet du troisième mandat du président Alassane Ouattara, le secrétaire général à la présidence ivoirienne a livré une réponse suspensive: « Pour nous, il s’agit d’un premier mandat dans la nouvelle République, qui est instituée par la Constitution de 2016, donc la 3è République. Mais naturellement, il ne s’agit pas pour nous de nous substituer au juge constitutionnel qui est compétent pour apprécier la validité de toute candidature », a estimé Patrick Achi.

Ces propos rapportés par RFI interviennent alors que l’on déplore 4 morts dans le pays parmi les manifestants qui ont protesté ces derniers jours contre le troisième mandat. Aux yeux de l’opposition, une telle éventualité violerait la constitution qui limite à deux le nombre maximum de mandats auxquels peut prétendre un président.

Lors de l’adoption de la constitution de 2016, le ministre de la Justice, Sansan Kambilé, avait déclaré lui-même qu’il était « impossible » constitutionnellement que le président se présente pour un nouveau mandat…, rappelle le média français poussant Patrick Achi, haut commis de l’Etat sous Laurent Gbagbo, à un bégaiement : « A l’occasion de débats ou de prises de position individuelles de personnes, il y a plusieurs choses qui sont en jeu. Est-ce qu’il a développé un argumentaire qui sous-tend la décision ou l‘allégation ou les propos qu’il a tenus… Il n’y a pas que lui. Il y en a plusieurs qui ont tenu des propos, que ce soit dans l’opposition, que ce soit dans le parti au pouvoir, il s’agit de débats politiques. Mais en dernier ressort, c’est le juge constitutionnel qui tranchera ».

La patate chaude est renvoyée in extenso à la Cour Constitutionnelle dans ce qui est du de certains observateurs comme un demi-pas en arrière de la part du pouvoir.

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