Secouée de plein fouet par la crise du coronavirus, Société Générale (SG) a enregistré des pertes estimées à 1,26 milliard d’euros au deuxième trimestre 2020, annonce, lundi 3 août, le groupe bancaire. Une situation qui pourrait avoir des répercussions sur le projet Grow With Africa, («croître avec l’Afrique»).
La stratégie retenue pour le continent visait à soutenir davantage les PME africaines, qui sont au cœur de l’économie et encouragent ainsi le développement de solutions financières innovantes. Mais, en dépit de l’avalanche des mauvais chiffres, le directeur général délégué de la banque, Séverin Cabannes, a laissé entendre qu’il est trop tôt de dramatiser la situation. L’établissement fera de son mieux pour apporter des réponses à cette question.
En attendant, les revenus de la banque ont baissé de 13, 5 % au deuxième trimestre, la plus forte baisse se situant au niveau de la banque de «grande clientèle» où sont logées les activités de marché. À la bourse de Paris, la Société Générale reculait ce lundi 3 août, de 3%. En fin de séance, la baisse se limitait à 0, 3%. Les activités de marché de Société Générale demeurent plombées par la crise, avec une dépréciation d’actifs de 684 millions d’euros, alors que les provisions liées aux risques d’impayés augmentent. Ce recul de performances se traduit également par une multiplication par quatre des provisions financières par rapport à la même période de 2019, à 1, 28 milliards d’euros.
Dans son communiqué , la SG a indiqué que «cet argent doit servir à faire face aux éventuels impayés des clients confrontés à la dégradation de la situation économique. Mais il ne s’agit pas de défauts avérés». Le résultat net part du Groupe, souligne -t-il, s’élève à 70 millions d’euros. La structure financière de la banque reste solide, avec un ratio de fonds propres (CET 1) à 12, 5%.
