Bloomfield Investment Corporation a confirmé la notation financière de la banque BOA Burkina avec une note « A » de long terme avec une perspective stable, ont annoncé les responsables de cette agence de notation basée à Abidjan.
Bloomfield a également confirmé la notation à court terme avec une note de « A1 » avec une perspective stable. La validité de la notation va de mai 2020 à avril 2021.
La notation à long terme est justifiée par la qualité de crédit élevée. « Les facteurs de protection sont bons », estiment les dirigeants de Bloomfield même s’ils font remarquer cependant que les facteurs de risques sont plus variables et plus importants en période de pression économique.
Sur le court terme, la justification de la note de BOA Burkina repose sur la certitude de remboursement en temps opportun qui est jugée « très élevée ». L’agence de notation note par ailleurs que les facteurs de liquidité sont excellents et soutenus par de bons facteurs de protection des éléments essentiels. Quant aux facteurs de risque, ils sont qualifiés de mineurs.
La notation de Bloomfield est basée sur trois facteurs positifs. Le premier est une bonne progression des ressources issues de la clientèle grâce au renforcement de la stratégie de collecte des dépôts. Le deuxième facteur est un résultat net en hausse de 7% démontrant, selon Bloomfield, la bonne performance enregistrée sur les commissions. Le dernier facteur évoqué par l’agence de notation est le lancement du plan triennal de développement (PTD) 2019-2021, axé sur le développement du digital et des offres de services appropriés aux petites et moyennes entreprises (PME).
Mais les responsables de Bloomfield ont cependant relevé un certain nombre de facteurs de fragilité de la qualité de crédit. Il en est ainsi du risque d’amenuisement de la marge d’intérêts important en raison de la détérioration continue de la marge interbancaire et de la forte dégradation du coût du risque passant de 1,089 milliard de FCFA en 2018 à 2,080 milliards de FCFA en 2019 en dépit d’un niveau de recouvrement satisfaisant. Bloomfield avance aussi une capacité à accroître la part des PME/PMI dans le portefeuille à démontrer et une situation sécuritaire fragile et une crise sanitaire menaçant l’activité économique au Burkina.
