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Un jackpot de 200.000$ comme honoraires pour les avocats de l’État Congolais dans le procès Vital Kamerhe

Le bâtonnier au barreau de l’ordre de Kinshasa Matete Maître Coco Kayudi et son collègue Maître Kaluba auraient perçu dans leurs comptes bancaires respectifs logés à la Rawbank la bagatelle de 200 000 dollars en guise de paiements de leurs honoraires. Les deux figures du barreau de Kinshasa représentent la partie civile, en l’occurrence l’Etat…

Le bâtonnier au barreau de l’ordre de Kinshasa Matete Maître Coco Kayudi et son collègue Maître Kaluba auraient perçu dans leurs comptes bancaires respectifs logés à la Rawbank la bagatelle de 200 000 dollars en guise de paiements de leurs honoraires. Les deux figures du barreau de Kinshasa représentent la partie civile, en l’occurrence l’Etat Congolais, dans le célèbre procès du ministère public contre Vital Kamerhe et Sami Jammal d’une part et, d’autre part, Jeannot Muyima dans l’affaire des maisons préfabriquées intégrées dans le programme d’urgence des 100 jours du chef de l’État congolais, Felix Tshisekedi, lancé en mars 2019.

Dans une correspondance écrite sous le sceau de Célestin Tunda Ya Kasende, Vice-premier ministre, ministre de la justice et garde des sceaux, il est précisé que le paiement aux deux avocats de la république provient d’un fonds à titre provisoire sur les honoraires. Le montant faramineux des honoraires figure dans un document qui n’a pas été au préalable validé par la hiérarchie du Vice-Premier ministre en charge de la justice. Ce fait ne laisse pas indifférent les proches de Vital Kamerehe qui évoquent la thèse d’un complot politique prémédité.

Les mêmes sources argumentent qu’il n’existerait aucun contrat signé entre l’État et les avocats qui assuraient sa défense. En attendant d’en édifier l’opinion, un observateur de la scène congolaise estime que les deux avocats devront publier le contrat et les montants de leurs honoraires dans la globalité au nom de la transparence.

Preuve que ce procès constitue un précédent, le 28 juin dernier, un fait politique avait défrayé la chronique. En effet, le vice-premier ministre en charge de la justice avait été interpelé manu militari sur instruction du procureur près la cour de cassation. Cette interpellation avait suscité une vague d’indignation dans le camp de l’ex président Joseph Kabila.

Ainsi , dans une déclaration faite à la presse, samedi 28 juin dernier, le secrétaire permanent du Pprd, parti de l’ancien président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, avait affirmé : «l’on a parlé du procès de 100 jours, c’est le vice-premier ministre Tunda qui a instruit le parquet pour aller enquêter sur ce qui s’est passé. C n’est ni un magistrat, ni un président de la république, c’est le ministre Tunda qui a fait cela, pour que l’état de droit, règne dans ce pays ». Une déclaration qui laisse croire aux partisans de Vital Kamereh que celui ci est l’objet d’un complot politique.

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