Un projet de loi portant modalités de la prise de contrôle de Kenya Airways par l’État a été déposé jeudi 25 juin au parlement kenyan. Amorçant ainsi le processus de nationalisation de la compagnie entre-temps privatisée.
Ce processus, indique-t-on, devra être finalisé au plus tard à la fin octobre 2020. A terme, l’État qui détient actuellement 48,9% du capital est annoncé pour récupérer les 7,8% d’Air France-KLM qui se retire.« Nous sommes prêts à conclure les transactions une fois que le Parlement aura adopté le projet de loi», a indiqué le secrétaire au Trésor, Ukur Yatani, dans une interview accordée à la presse locale. «Beaucoup de travail a été fait en amont, y compris la conclusion d’un accord avec KLM et des discussions sont en cours avec les banques sur la conversion de leurs fonds propres en obligations », a-t-il ajouté.
Au ministère des Transports, l’on indique par ailleurs que l’Etat a « déjà développé une formule pour évaluer les actions détenues par les actionnaires minoritaires». d’ailleurs, le consortium de banques locales qui a acquis 38% des fonds propres de la société lors de la restructuration de 2017 «pourrait être payé par le biais de la dette publique, éventuellement en bons du Trésor à 10 ans».
Selon les informations, Kenya Airways deviendra une filiale d’une holding aéronautique au même titre la Kenya Airports Authority qui sera en charge de l’exploitation des aéroports du pays.
