Souvent aux avants postes, la porte-parole du gouvernement français aurait-elle traitée Didier Raoult de « fou furieux » lors d’une réunion à laquelle participaient Olivier Véran, le ministre de la Santé, et Marc Fesneau, ministre des relations avec le Parlement, le 5 mars dernier ?
C’est ce que rapporte Le Point, montrant clairement que l’infectiologue marseillais, chantre de la chloroquine et de ses dérivés pour soigner les patients atteints de covid-19, a très peu d’appuis à l’Elysée et dans ses parages: « un essai thérapeutique a été lancé, très encadré: comme ça, le fou furieux va être occupé à autre chose et on le verra moins sur les plateaux télé », avait alors lancé la porte-parole du gouvernement.
Aujourd’hui c’est tout le contraire qui se passe. Le directeur de l’Institut Hospitalo-Universitaire Méditerranée infection à Marseille a le vent en poupe et compte des adeptes jusqu’à la Maison Blanche. L’étude thérapeutique en question, le « discovery », nouveau Titanic, n’a pas eu plus de succès que son cousin britannique « recovery » et a même englouti l’argent du contribuable français.
Pour sûr, celui qui se classe parmi les « élites », se fait appeler « la star des maladies infectieuses », avec, insiste-t-il, « un cursus qui ferait rêver », continuera pour longtemps à hanter les sommeils de Sibeth Ndiaye mais aussi du ministre de la Santé, Olivier Varan et de tant d’autres personnalités des deux mondes parallèles: celui, connu, de la politique et l’autre, encore inexploré, des big pharma, planète en collusion avec les prestigieuses météorites de la presse médicale britannique.
