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Meurtre de George Floyd: voici le seul chef d’Etat africain qui a condamné

Jusque-là, seul le chef d’Etat ghanéen a condamné le meurtre de l’afro-américain George Floyd, étouffé en direct, le 25 mai à Minneapolis, sous le genou d’un policier blanc entouré de trois de ses collègues. Depuis, l’indignation est mondiale. La vague de protestation a poussé la justice américaine de requalifier l’affaire de meurtre au troisième degré…

Jusque-là, seul le chef d’Etat ghanéen a condamné le meurtre de l’afro-américain George Floyd, étouffé en direct, le 25 mai à Minneapolis, sous le genou d’un policier blanc entouré de trois de ses collègues. Depuis, l’indignation est mondiale. La vague de protestation a poussé la justice américaine de requalifier l’affaire de meurtre au troisième degré (homicide involontaire) en meurtre de deuxième degré (homicide volontaire sans préméditation). Et pendant ce temps, on l’aura remarqué, l’Afrique officielle, paralysée par la realpolitik, est restée bien silencieuse.

Seul donc Nana Akufo-Addo s’est fendu d’un tweet, le 1er juin, pour condamner ce meurtre en des termes clairs: « les Noirs sont choqués et consternés par le meurtre d’un homme noir non armé par un policier blanc aux Etats-Unis […] Ce n’est pas possible au XXIe siècle que les Etats-Unis, ce grand bastion de la démocratie, continuent d’être aux prises avec le problème d’un racisme systémique ». Et le président ghanéen de poursuivre sur le même ton : « Nous espérons que la mort malheureuse et tragique de George Floyd inspirera un changement durable dans la façon dont l’Amérique affronte les problèmes de la haine et du racisme ».

L’autre protestation, venant, non pas d’un chef d’Etat en exercice, mais de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine (CUA), a été faite le 29 mai et condamne «le meurtre de George Floyd […] aux mains d’agents des forces de l’ordre» de façon diplomatique.

Coutumier des faits, le président ghanéen avait été aussi, en janvier 2018, l’un des premiers chefs d’Etat africains à réagir aux propos de Donald Trump traitant l’Afrique de « pays de merde ». « Nous ne sommes certainement pas un pays de merde » . « Nous n’accepterons pas de telles insultes, même de la part du dirigeant d’un pays ami, quelle que soit la puissance (de ce pays) », avait alors réagi l’homme fort d’Accra.

Investi désormais par son parti, le nouveau parti patriotique (NPP), au pouvoir, en vue des élections de décembre 2020, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo jouit d’une forte popularité dans les jeunesses africaines.

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