Alors que les Etats pétroliers africains n’ont pas accumulé de réserves durant les jours heureux, l’Arabie Saoudite, elle, via son fonds souverain, le Public Investment Fund (PIF), profite de la crise actuelle pour placer ses excès de liquidités dans des actifs promoteurs qui ont vu leurs valeurs fondre à Wall Street sous l’effet de la pandémie du coronavirus.
Ainsi, le fonds souverain saoudien a investi, courant avril, 713,7 millions de dollars dans Boeing, 522 millions de dollars dans Citigroup, 522 millions de dollars dans Facebook, 495, 8 millions de dollars dans Disney et 487,7 millions de dollars dans Bank Of America. Le fonds saoudien a aussi investi 827,6 millions de dollars dans BP, le major britannique qui possède des certificats de dépôt (ADR) domiciliés aux États-Unis.
Cet argent frais vient au bon moment pour les actifs américains asphyxiés par la crise. Quant au fonds saoudien, il est assuré d’engranger une plus value d’au moins 30% sur ce portefeuille dès les prémices de la reprise et de la fin de l’épidémie en raison de la forte décote subie par ces actifs. Un jeu gagnant gagnant en somme pour PIF qui compte dans son portefeuille diversifié mais pro-américain des actions Tesla et Uber et bientôt des actions des firmes de Hollywood (film, loisirs et musique) qui seront acquises au nom de l’opportunité en accord certainement avec les doctes prescriptions de la finance halal interdisant l’investissement dans l’alcool et les jeux du hasard.
