Takamul, la joint venture propriété de la Société nationale industrielle minière SNIM – fleuron de l’économie mauritanienne- et de l’entreprise saoudienne Saudi Basic Industries Corporation (Sabic), vient de décrocher son tout premier permis d’exploitation de fer dans le Guelb Atomai situé au nord de la Mauritanie. Il s’agit du premier d’exploitation minière accordée à une entreprise industrielle sous l’ère Mohamed Cheikh El Ghazouani.
Takamul né en 2013, dirigé par le mauritanien Mohamed El Moustapha Ould Ahmed, ambitionne de produire 10 millions de tonnes de pellets de minerai par an et de propulser la Mauritanie au rang des pays producteurs d’acier. Un objectif d’autant plus révolutionnaire qu’il n’existe pas encore d’industrie d’acier dans le pays.
Pour atteindre son objectif Takamul dont le capital est contrôlé par la SNIM à hauteur de 50% et par Sabic à hauteur de 50% compte s’appuyer sur le savoir faire de Sabic qui est l’une des plus grandes entreprises de chimie au monde et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 9 milliards $ en 2019. En décembre 2019 l’entreprise a lancé un appel d’offres pour la présélection d’un bureau spécialisé pour réaliser l’étude du volet ressources humaines et une étude de faisabilité et prévoit le démarrage de la production pour l’an 2023.
Avec Takamul, la SNIM est à sa co-entreprise. Les deux précédentes en l’occurrence Aouj Mining company, une joint venture de la SNIM et du suisse Glencore, et Tazadit Underground Mine, une co-entreprise de la SNIM et du chinois Minmetals n’ont jamais réussi à décoller. Pis Glencore cherche aujourd’hui encore à vendre ses actifs en Mauritanie. Sa joint venture avec la SNIM qui prévoyait de produire 15 millions de tonnes de minerai de fer par an a été compromise par le simple fait que la SNIM est incapable de survivre dans un environnement concurrentiel.




