Si la méthode Didier Raoult continue encore de faire l’objet de la controverse en France, tel n’est pas le cas de l’autre côté de la Méditerranée. Ainsi, le ministre algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, a annoncé que la chloroquine (hydroxychloroquine) sera utilisée pour traiter tous les malades atteints du coronavirus et non seulement les cas aigus comme déclaré initialement lundi dernier.
«Le Comité scientifique installé auprès du ministère de la Santé, s’appuyant également sur l’avis d’autres spécialités et experts, a décidé de démarrer le traitement à la chloroquine sur tous ceux qui sont déclarés positifs au Covid-19 ainsi que sur tous ceux qui auront des signes de contamination», a déclaré Abderrahmane Benbouzid, le 31 mars à la Chaîne 3 de la Radio Algérienne. Deux jours plutôt, Abderrahmane Benbouzid, ministre délégué à l’industrie pharmaceutique, que le e ministère de la Santé a réquisitionné les stocks de chloroquine déjà produits par les laboratoires locaux, tout comme ceux détenus par les pharmacies, afin d’en réserver l’usage exclusif aux seuls services hospitaliers.
A noter que cent-trente-neuf (139) nouveaux cas confirmés de coronavirus (Covid-19) et 25 nouveaux décès ont été enregistrés le 1er avril en Algérie, portant le nombre de cas confirmés à 986 et celui des décès à 83, a indiqué jeudi 2 avril à Alger, Pr Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus.
Pour sa part, la France, après une série d’essais en Chine, a décidé lundi d’administrer la chloroquine aux malades souffrant de «formes graves» du nouveau coronavirus, mais pas aux formes «moins sévères».


