Le ministère ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique annonce, dimanche 29 mars 2020, la détection de 39 nouveaux cas de personnes atteintes de la maladie à Coronavirus. Ce qui porte désormais le nombre de malade à 140 en extirpant les trois cas de guérison. En moins de deux semaines, on assiste à une montée exponentielle du nombre de contaminés en Côte d’Ivoire. La psychose a suscité des mouvements de personnes et une fuite vers les villages pour plusieurs citadins.
En clair, Abidjan se vide, avant l’application de son isolement du reste des autres villes. Ceux qui y sont observent de plus en plus les mesures de confinement. Pour les personnes à activité libérale, les horaires de travail ont changé. Seuls à profiter de la situation, les commerçants, eux, se frottent les mains avec la commercialisation des produits à usage de prévention comme les masques, les savons et les gels hydroalcoliques. Ils sont tellement prisés qu’on assiste à une spéculation surprenante. Une attitude qui a incité le ministère du Commerce à déployer une équipe sur le terrain pour sanctionner tout commerçant qui s’adonnerait à une augmentation de ces produits utilisés pour se prémunir du Covid 19.
Face à la montée des cas de contagion, les Abidjanais se ruent vers les feuilles de neem (ou nime), depuis une semaine, preuve que le remède du professeur Didier Raoult, a bien traversé les continents. Selon eux, cette espèce a les mêmes réactions que l’anti-palustre chloroquine. «Si la Chloroquine soigne, c’est que les feuilles de Neem peuvent protéger contre le Covid -19 », lance Lazard Kouamé, mécanicien de son état. Au bord des artères de la capitales, il est aujourd’hui fréquent de voir des vendeurs ambulants des feuilles de Neem. Ils accostent des usagers pour leur proposer, selon eux, «la plante miracle ».
