Le Coordonnateur du Projet d’appui à la gestion économique et financière (Pagef), Bamba N’Galadjo Lambert, révèle que le taux de réalisations du plan d’action triennal 2014-2016 du schéma directeur de réforme des Finances Publiques se situait à 64,71%. Un résultat qui a incité le gouvernement ivoirien à solliciter la Banque africaine de développement (BAD) pour un appui financier, en vue vu d’optimiser la mobilisation des ressources budgétaires et de renforcer le cadre de gestion de la dépense publique.
C’est dans cette perspective que les agents de la Direction générale des impôts (Dgi) ont initié un atelier de validation du modèle de projection des recettes fiscales, à Abidjan-Plateau. Qui devait être par la suite présenté non seulement à la Dgi mais aussi aux représentants des structures intervenant dans le processus d’élaboration du budget de l’Etat. Pour le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Sall, la mise en place du modèle de prévision des recettes constitue un élément important dans l’exercice régulier auquel s’adonne chaque année l’administration dans le processus d’élaboration du budget de l’Etat, au regard de la loi organique relative aux lois de finances du 05 juin 2014 qui prescrit en son article 57, le principe de la sincérité budgétaire, dit-il. «Cela suppose d’inscrire dans le budget des prévisions de ressources réalistes et cohérentes avec le cadre macroéconomique et la politique fiscale en vigueur», explique Adama Sall. La directrice générale adjoint des impôts, M’Bahia Maférima, soutient que le principe de la sincérité budgétaire induit l’élaboration de prévisions réalistes de ressources budgétaires en adéquation avec les projections macroéconomiques. Saluant, de ce fait, ce nouvel outil mis à la disposition de la direction générale des impôts.
