A Brazzaville, capitale du Congo, les acteurs du marché financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC) se sont réunis le 3 mars 2020 pour discuter des réformes et des perspectives. Articulé autour de 6 panels, le forum tenu au Centre International de Conférences de Kintélé à Brazzaville a planché sur les voies et moyens d’accélérer le développement de l’Afrique Centrale, le rôle du secteur privé et la promotion de nouvelles niches comme la finance verte et la finance islamique.
Il a été aussi question de la gestion collective, des OPCVM, FCP et autres instruments de mobilisation de l’épargne sous le regard attentif de Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la CEMAC, du président de la BDEAC, du vice gouverneur de la BEAC, des ministre de l’économie, du tourisme de la République du Congo, de l’ambassadeur Yagoum Nasum, président de la COSUMAF (gendarme du marché). Un exposé succint a été fait sur les sukuk. De son côté, Jean-Claude NGBWA, Directeur Général de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale a listé les forces et les faiblesses du marché, déplorant « la concurrence nocive de nouveaux marchés de titres, parfois subventionnés par les Etats, qui empiètent déjà le champ commercial de la BVMAC et lui opposent une concurrence tarifaire insoutenable ».
Pour rappel, le processus d’intégration des deux marchés financiers d’Afrique Centrale engagé au lendemain de la décision des chefs d’Etat de la CEMAC, le 30 octobre 2017, a débouché le 1er mars 2019 sur la fusion physique des deux régulateurs du marché financier, puis le 22 mars 2019 par la signature de la convention de transfert des valeurs mobilières et des supports de gestion à la BEAC, et enfin le 1er juillet 2019 par la fusion des deux entreprises du marché au travers la signature du traité de fusion entre Douala Stock Exchange (DSX) et la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC).
