Le Franc congolais (FC) a connu une dépréciation sur le marché parallèle face au dollar américain au cours de la semaine du 2 au 8 mars 2020 par rapport à la semaine du 23 février au 1er mars, sur les différents marchés de change éparpillés à Kinshasa. Le dollar américain s’est négocié à 1.752 (mille sept cent cinquante-deux) FC en ce qui concerne le taux le plus élevé, à 1.730 (mille sept cent trente) FC le taux le plus bas, la semaine sous examen.
Le taux de change d’un dollar américain en rapport avec le franc congolais est tributaire de la somme destinée au change sur ce marché. Il est à 1.752 (mille sept cent cinquante-deux) FC, quand il s’agit du change de 50 (cinquante) USD ou plus et à 1.730 (mille sept cent trente) pour le change de moins de 50 (cinquante) USD sur le même marché. Sur cette dépréciation du taux de change après deux à trois semaines de stabilité, certains cambistes ont noté la forte circulation de la masse monétaire de la devise nationale sur le marché parallèle au cours de la semaine sous examen.
Pour d’autres cambistes, la dépréciation est dictée par la demande accrue des devises étrangères par les opérateurs économiques pour des voyages d’affaires. Ils précisent que nombreux parmi ces opérateurs économiques avaient annulé leurs voyages en attendant que le coronavirus trouve une thérapeutique. Il s’agit également de l’insuffisance des réserves en devises étrangères par la Banque centrale du Congo (BCC) pour couvrir les besoins à l’importation des opérateurs économiques. Cette dépréciation est également consécutive à la rupture des stocks des opérateurs économiques qui ont pour le moment repris le chemin des pays nantis, afin de renouveler leurs stocks en diverses marchandises. Et d’ajouter que les opérateurs économiques font des anticipations sur l’évolution de la situation macroéconomique du pays qu’ils jugent fragile.
Le cap pour contenir l’inflation
Le Comité de conjoncture économique, en collaboration avec la Banque centrale du Congo (BCC), a pris l’engagement de contenir l’inflation, afin de préserver le cadre macroéconomique caractérisé par la hausse des prix des biens et services sur le marché. Dans ce cadre, le Conseil des ministres du vendredi dernier a instruit les services douaniers de sillonner les frontières en vue d’augmenter les recettes, étant donné que les mois de janvier et février de l’année en cours étaient caractérisés par une faible mobilisation des recettes au trésor public. Il s’est également résolu de mettre hors d’état de nuire, tous ceux qui empêchent le bon fonctionnement des services de l’Etat aux postes frontaliers. Outre la mobilisation des recettes, le gouvernement, à travers le ministère de l’Economie nationale, a initié une mission de contrôle des prix sur les marchés congolais, afin de vérifier les marges bénéficiaires des opérateurs économiques. Dans cette mission de contrôle des prix par les inspecteurs économiques, l’on notait la présence des officiers du parquet pour sans doute plus de sérieux.




