La compagnie pétrolière d’État angolaise, Sonangol, a fait savoir, vendredi 28 février, qu’elle va commencer à vendre ses participations dans plusieurs entreprises privées, au mois d’avril prochain. Pour le président du Conseil d’administration de Sonangol, Sebastiao Gaspar Martins, cette opération entre dans le cadre d’une vaste offre gouvernementale. L’objectif est, essentiellement, de privatiser les principaux actifs de l’État, y compris des participations de Sonangol d’ici 2022. Le responsable a informé que Sonangol avait réduit sa dette de plus de la moitié à la fin de 2019 pour atteindre 1,25 milliard de dollars en glissement annuel.
Pour sa part, Diamantino Azevedo, ministre angolais des ressources minérales et du Pétrole a déclaré qu’il devrait se concerter avec l’ensemble des acteurs avant de procéder à « une vente de 30% des parts d’ici 2022 ». Ce désengagement de l’Etat intervient alors qu’une campagne anti-corruption s’est intensifiée depuis septembre 2017 avec l’arrivée au pouvoir du président João Lourenço mettant fin aux 38 ans de règne de l’ancien président angolais, Jose Eduardo Dos Santos, sur la politique. La fille de l’ancien président, Isabel dos Santos, a été accusée de mauvaise gestion et détournement de fonds alors qu’elle était présidente de Sonangol entre 2016 et 2017. La femme d’affaires qui a nié toute corruption a vu ses avoirs gelés et devra faire face à la justice de son pays.
L’État angolais abandonnera cette année la propriété totale ou partielle de 81 entreprises par appel d’offres public. Quelque 6 entreprises seront vendues aux enchères et trois par introduction en Bourse. Selon l’Agence angolaise de presse (Angop), 12 sociétés devraient être privatisées en 2021 et quatre en 2022. Parmi ces dernières, il y aura Sonangol ainsi que le géant du diamant appartenant à l’État, Endiama.
