La ministre rwandaise de la Santé, Madame Diane Gashumba, a été démise de ses fonctions à cause d’une mauvaise gestion des kits de dépistage du coronavirus, rapporte mercredi 19 février, la presse rwandaise.
Selon les informations relayées, le président rwandais, Paul Kagamé, a reproché à la ministre d’avoir tenu une langue de bois concernant la disponibilité desdits kits.
Pour le chef de l’État ce limogeage se justifie tout simplement parce que la ministre n’a pas dit la vérité sur le nombre de kits. «Nous avons des kits pour seulement 95 personnes et non 3 500», s’est étonné un Paul Kagamé remonté contre les agents du ministère de la santé. Le clash est survenu vendredi dernier lors de la Retraite nationale du leadership (sorte de réunions d’évaluation) quand le président Paul Kagame a accusé Dr Gashumba de lui avoir menti sur la disponibilité de kits pour tester des individus pour le coronavirus mortel, Covid-19.
«Un matin, j’ai appelé l’un des dirigeants et le Premier ministre au sujet du coronavirus et leur ai demandé d’examiner chacun de nous avant la retrait. Je leur ai dit de le dire au ministre de la Santé. «Elle a répondu que nous avons 3 500 kits, et que l’utilisation de 400 d’entre eux pour tester les dirigeants épuiserait sérieusement le nombre de kits que nous avons. La personne que j’ai envoyée lui a dit que le message est une instruction et que si elle a des objections, elle devrait m’appeler.
«Plus tard, nous avons découvert que nous n’avons pas les kits comme elle l’a dit. Nous avons des kits pour seulement 95 personnes et non 3 500. Je lui ai posé des questions à ce sujet et elle a commencé à donner des excuses dans une longue histoire. Vous, dirigeants, vous ne pouvez même pas dire la vérité; comment comptez-vous résoudre les problèmes?»
La colère du président Kagame fait trembler beaucoup de têtes ministérielles.
Parmi les ministres en difficulté, figurent celui de la Défense, le général de division Albert Musasira, et le ministre de la sécurité intérieure, le général Patrick Nyanvumba. Le président a déclaré que les deux ministres doivent s’expliquer sur l’état des hôpitaux nationaux sans divulguer plus de détails.
Poursuivant dans la même veine, l’homme fort de Kigali a ensuite accusé l’ancien ministre d’État à l’Éducation, Isaac Munyakazi, d’avoir accepté un pot-de-vin de 500 000 rwf (environ 550 dollars) au classement des écoles de médecine. Il a aussi déclaré avoir limogé le ministre de la Justice, Evode Uwizeyimana, pour avoir manifesté « de mauvaises manières à plusieurs reprises ».
