La Banque pour le développement de l’Afrique (BADEA) opère un tournant stratégique. Dans sa vision 2030 présentée par son directeur général, Sidi Ould Tah, en marge du Forum Africa SME Champions (12-13 novembre à Johannesburg), l’accent est désormais mis sur le secteur privé et, par extension, sur les PME-PMI. Créée au lendemain du choc pétrolier,…
La Banque pour le développement de l’Afrique (BADEA) opère un tournant stratégique. Dans sa vision 2030 présentée par son directeur général, Sidi Ould Tah, en marge du Forum Africa SME Champions (12-13 novembre à Johannesburg), l’accent est désormais mis sur le secteur privé et, par extension, sur les PME-PMI.
Créée au lendemain du choc pétrolier, il y a 45 ans, pour exprimer la solidarité arabo-africaine, la BADEA s’était jusqu’ici limitée à la sphère publique, participant au financement des structures et projets étatiques et aux appuis budgétaires. L’institution basée à Khartoum va désormais consacrer une bonne partie de ses concours au secteur privé comme le déclare M. Ould Tah dans cet entretien exclusif.
Adama WADE
Directeur de publication de Financial Afrik. Dans la presse économique africaine depuis plus de 20 ans, Adama Wade a eu à exercer au Maroc dans plusieurs rédactions, notamment La Vie Industrielle et Agricole, La Vie Touristique, Demain Magazine, Aujourd’hui Le Maroc et Les Afriques. Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande et titulaire d’un Master en Communication des Organisations, Adama Wade a publié un essai, «Le mythe de Tarzan», qui décrit le complexe géopolitique de l’Afrique.