Le débat sur le Franc CFA était encore au menu, le 14 octobre 2019, à Science Po Paris. Devant une audience nombreuse, l’économiste béninois Lionel Zinsou a essayé de poser le débat en listant les avantages des deux zones CEMAC et UEMOA, en allant de la stabilité monétaire, à l’union bancaire en passant par la faible inflation.
Largement hué, l’ancien patron de PAI Partners a certainement mesuré le niveau d’impopularité du Franc CFA. Tout à l’inverse de Kako Nubukpo applaudi dès sa prise de parole ou encore de Rebecca Enonchong, entrepreneure, fondatrice et directrice de AppsTech, qui a présenté des arguments proches de ceux développés par l’auteur de « l’Urgence Africaine ».
Dommage que le débat de fond n’ait pas été totalement évacué, Kako Nubukpo, adulé par la « future élite africaine », restant sur ses formules chocs qui ont la faveur de la renommée là où Lionel Zinsou, plus pondéré, a tenté en vain et avec moins d’emphase d’examiner le sujet du jour à la froide lumière des théories économiques et monétaires. Au delà des arguments des uns et des autres, c’est le sentiment diffus anti-français qui a transcendé dans un débat qui a eu le mérite d’être contradictoire.




