De 5 800 milliards de shillings (56 milliards USD) à fin juin 2019, la dette publique du Kenya a atteint 5 902 milliards de shillings (plus de 57,5 milliards USD) début octobre selon les nouvelles données officielles.
A ce stade, la dette publique est composée de 48% de dette intérieure (2 836 milliards de shillings), tandis que la dette extérieure représente 52% de l’encours global (3 066 milliards de shillings). Ces chiffres n’incluent pas la dette extérieure qui aurait pu être contractée entre juillet et octobre, ce qui pourrait porter l’encours de la dette à 6 000 milliards de shillings. D’ailleurs, 44 nouveaux accords de prêts sont en cours de négociation et ont été soumis récemment au parlement pour approbation.
Au terme de l’exercice 2018/2019, le montant brut de 5 800 milliards de shillings représentait 55,2% du PIB. «Les ratios d’endettement du Kenya montrent que la dette extérieure se situe dans des limites soutenables pour un pays considéré comme ayant un rendement élevé. Les indicateurs de viabilité de la dette montrent que le Kenya est confronté à un risque modéré de surendettement extérieur », selon une note du Trésor national contenu dans le budget préliminaire pour le prochain exercice.
«La dette publique totale comparée au PIB reste bien en deçà du critère de viabilité de la dette des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure de 70% du PIB en valeur actuelle. Dans l’ensemble, l’analyse de la viabilité de la dette indique que la dette du secteur public reste viable bien que la catégorisation du risque de dette extérieure du Kenya soit passée de faible à modéré », indique-t-on.
Bien qu’optimiste, le Trésor prévoit de supprimer les emprunts commerciaux du gouvernement afin de maintenir la dette à un niveau jugé prudent. Selon le ministre des finances par intérim Ukur Yatani, l’exécutif devra se concentrer désormais sur les prêts multilatéraux à taux d’intérêt concessionnels « pour financer les dépenses d’investissement, par rapport aux prêts commerciaux à taux de huit à neuf pour cent ».
