Le gouverneur de la banque centrale du Kenya, Patrick Njoroge a fait savoir, mardi 24 septembre, que la flambée des prix du pétrole (augmentation de 10% du prix du pétrole brut après la destruction d’un champ pétrolier en Arabie Saoudite) aurait peu d’incidence sur l’inflation.
Autrement, indique-t-il, le shilling kényan fera de la résistance face aux devises notamment l’euro et le dollar sur le marché des changes.
S’exprimant, lors d’un point de presse, le gouverneur a laissé entendre que « ce choc n’aura pas d’impact significatif sur l’inflation ».
Sur ce, la banque centrale table toujours sur une croissance de 6% cette année.
Une performance, souligne-t-il qui sera remorquée par des secteurs dynamiques notamment le tourisme, l’un des principaux gagnants en devises et employeurs de l’économie est-africaine.
Néanmoins, l’institution examinerait cette prévision de croissance après la publication par le bureau des statistiques du deuxième rapport trimestriel à la fin du mois, a-t-il ajouté.
Toutefois, le responsable souligne que la guerre commerciale entre les Etats unis et la Chine ainsi que le ralentissement de l’économie mondial pourraient influencer sur les prévisions de croissance.
En outre, la banque centrale a maintenu son taux de prêt de référence à 9,0% lundi, affirmant que l’inflation était bien ancrée dans la fourchette privilégiée par le gouvernement et que l’économie fonctionnait près de son potentiel.
En rappel, l’appréciation où la dépréciation d’une monnaie sur le marché des changes, dépend de l’évolution des cours des matières premières (pétrole, fer, cuivre ….) et de la situation socio- économique du pays (crise politique, guerres …).
