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Attijariwafa bank dopée par l’UEMOA, plombée parl’Egypte et la CEMAC

L’Afrique du Nord et la zone CEMAC ont vu leurs contributions dans le résultat net part du groupe d’Attijariwafa Bank (établi à 2,9 milliards de dirhams soit 290 millions d’euros au premier semestre ) en net recul. Ainsi, le premier ensemble qui concentre la Mauritanie, la Tunisie et l’Egypte accuse une baisse de 21,3%. Quant…

L’Afrique du Nord et la zone CEMAC ont vu leurs contributions dans le résultat net part du groupe d’Attijariwafa Bank (établi à 2,9 milliards de dirhams soit 290 millions d’euros au premier semestre ) en net recul. Ainsi, le premier ensemble qui concentre la Mauritanie, la Tunisie et l’Egypte accuse une baisse de 21,3%. Quant aux filiales de la Communauté des États de l’Afrique Centrale (CEMAC) elles voient leur contribution diminuer de 36%, ce qui n’est pas sans liens avec la conjoncture économique particulièrement difficile de la zone. A l’inverse, les filiales de zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) voient leur part dans le RNPG de la maison mère progresser de 18%. Petite sensation des chiffres, le poids de l’UEMOA, de 10,5% dans le RNPG du groupe bancaire, dépasse désormais celui de l’Afrique du Nord, cantonné à 9,5%. Est-ce à dire que la digestion de l’ex Barclays Egypt acquise deux ans plutôt s’avère plus compliquée que prévue ?

Ces contre-performances régionales ont été bien contrebalancées par un modèle économique qui tire sa force de la diversification et d’un noyau dur, le Maroc, dont la contribution au RNPG est en progression de 22%. Avec plus de 60% des bénéfices du groupe, Attijariwafa Bank Maroc fait plus que jamais office de locomotive tractant une Banque de détail à l’international (BDI) sensée jouer le relais de croissance.Justement, certaines filiales de cette BDI s’en tirent particulièrement bien. C’est le cas de la CBAO au Sénégal, qui enregistre une hausse de 5,6% de la contribution au PNB et de 16,5% de la contribution au RNPG (20,5% au cours de change constant). Pour la première fois, la CBAO double Attijari Tunisie dans la contribution au RNPG à raison de 5,5% contre 5,4% pour la dernière. Derriere, la SIB, filiale en Côte d’Ivoire, s’inscrit en recul avec un PNB en baisse de 3,1% mais une contribution au RNPG en hausse de 15% pour s’établir à 4,8%. Cette contre-performance au niveau des résultats semestriels n’empêche pas la SIB de présenter un ROE (33%) quasiment deux fois et demi celui de la maison mère (14%).

La filiale gabonaise (UGB) partage les mêmes caractéristiques que la SIB avec un PNB en baisse de 6% et une contribution au RNPG estimée à 3,7%. La banque présente un étonnant retour sur les capitaux de 54,3% alors que la moyenne du secteur est de 15%.En fait, c’est la filiale égyptienne qui a le plus plombé la banque par son envergure et l’ampleur des investissements. Ainsi, Attijariwafa Egypt n’a contribué qu’à hauteur de 3,5% dans la formation du RNPG soit moins que la filiale gabonaise. La banque enregistre une baisse de 18% de ses dépôts au terme du premier semestre, un recul de 11% de son PNB et un coefficient d’exploitation de 64% au delà de la cote d’alerte.

La lecture des indicateurs du géant bancaire d’origine marocaine est un rendez-vous important dans l’analyse des évolutions de ses différentes filiales au Maroc, en Europe, en Afrique du Nord, en Afrique de l’Ouest et du Centre.

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