Après leurs menaces visant à paralyser le secteur bancaire au mois d’août dernier, le Syndicat sud-africain des employés de banques (SASBO) a décidé de passer à la vitesse supérieure.
Ainsi, les « prostestaires » vont entamer une grève de deux jours à compter du vendredi 27 septembre pour dénoncer le licenciement abusif des employés de banque.
Ce qui pourrait être, selon l’association des banques, le plus grand mouvement de contestation depuis 1920.
Dans un communiqué parvenu à la presse, lundi 23 septembre, l’instance a exhorté les banques à prendre toute leurs précautions afin de minimiser les perturbations.
Selon certaines sources, des groupes de pression essayent de discréditer cette grève en signifiant qu’elle ne sera pas autorisée par la loi.
Pour le porte-parole de la fédération, Sizwe Pamla Sasbo, la justice va trancher d’ici mercredi 25 septembre.
Mais, le responsable est convaincu que cette grève sera autorisée puisque les membres sont dans leur droit le plus absolu, à savoir s’engager dans des actions de protestation.
«Nous savons pertinemment que les actions de protestation ne contribueront pas à faire face aux réalités du secteur bancaire. Au contraire, elles alourdiront davantage l’économie et dissuaderont les investissements », a-t-il déclaré.
Mais, souligne-t-il, nous somme dans l’obligation de défendre nos intérêts et de lutter contre les dérives autoritaires.
Selon les chiffres avancés par le syndicat, près de 10 000 employés pourraient être licenciés d’ici la fin de cette année si rien ne se passe.
Créé en 1916, le SASBO, plus grand mouvement syndical bancaire du pays, compte environ 73 000 membres.
