Le marché financier de la zone d’Afrique centrale entre dans une nouvelle configuration. En effet, la bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC) sera officiellement lancée, le vendredi 5 juillet à Douala (siège de la nouvelle structure). Il s’agit d’une avancée décisive pour la zone CEMAC, soeur utérine de l’UEMOA, plus que jamais engagée dans une dynamique d’intégration économique et financière sans précédent. En effet, alors que la BVMAC sera à Douala, la COSUMAF (Commission de surveillance des marchés) sera, elle, basée à Libreville, Gabon.
Dans son dernier communiqué, la BVMAC faisait savoir que «les autorités sont en train de fusionner les actifs des deux places DSX (Douala) et ex BVMAC (Libreville)». Selon la même source, « l’apport net de la bourse de Douala à la nouvelle entité sera de 4,178 milliards de francs CFA ». Et de préciser, «la BVMAC procédera à une augmentation de son capital de 3,542 milliards de francs CFA, par émission de 35 429 nouvelles actions de 100 000 francs CFA nominal chacune, afin de rémunérer son apport à la nouvelle entité financière . Le tout assorti d’une prime de fusion, une espèce de ticket d’entrée de 633,88 millions de F CFA».
Les négociations ont abouti donc à la mise en place d’un régulateur unique, la COSUMAF, basé à Libreville et d’un dépositaire central unique du marché financier (logé provisoirement à Yaoundé).
En rappel, depuis 2016, les pays membres de la CEMAC ont adopté le Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC). Ce programme vise essentiellement à restructurer les économies de la CEMAC, en diversifiant les sources de financement des États et des entreprises. Ibrahima Junior Dia
