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Chanas assurances : l’après Jacqueline Casalegno

La disparition de la promotrice de Chanas assurances pourrait déboucher à une redistribution des cartes au sein de cette société qui devrait tenir incessamment un conseil d’administration.  Six mois après le décès de Jacqueline Casalegno qui aura régné pendant plus d’un demi-siècle à la tête de cette entreprise, l’ombre de l’ex-présidente directeur général continue de…

La disparition de la promotrice de Chanas assurances pourrait déboucher à une redistribution des cartes au sein de cette société qui devrait tenir incessamment un conseil d’administration. 

Six mois après le décès de Jacqueline Casalegno qui aura régné pendant plus d’un demi-siècle à la tête de cette entreprise, l’ombre de l’ex-présidente directeur général continue de planer sur Chanas assurances qui a été pendant de longues années, le leader du secteur des assurances au Cameroun et en Afrique centrale.  Selon de fiables informations, des actions détenues par dame Casalegno sont régulièrement répertoriées à Chanas.

Elle qui aurait acheté des actions et donné à des tiers et dont on connaît la grosse bataille menée il y a une dizaine d’années contre la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour le contrôle de l’entreprise. Il faudra peut-être attendre le conseil d’administration attendu prochainement pour en savoir davantage sur le nouveau leadership à Chanas assurances. 

Juridiquement, ses actions sont dévolues à la succession Casalegno dont il n’est pas exclu que des ayants droits arrivent prochainement au Cameroun pour mettre la situation au clair. Selon un expert, il leur reviendra soit de garder ses actions et continuer de défendre des intérêts de la défunte, soit ils pourraient décider de les vendre, ce qui mettrait fin à un long partenariat avec la famille Chanas qui remonte avant l’indépendance du Cameroun, le 1er janvier 1960 dans ce qui s’appelait alors Chanas et Privat.

De toute évidence, renseigne-t-on, bien que la situation soit encore celle qui prévalait jusqu’au 23 janvier 2019, date de son décès, les choses ne devraient pas tarder à être clarifiées non seulement du point de vue de l’entreprise, mais également de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) et de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). 

Plusieurs batailles entre actionnaires ont porté un coup d’arrêt à l’expansion de Chanas dont le rachat il y a une vingtaine d’années de la Société camerounaise d’assurance et de réassurance (SOCAR) avait permis à Chanas Cameroun qui dispose d’une filiale en Guinée équatoriale, de se positionner au premier des compagnies d’assurances de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) avec un chiffre d’affaires de 23,3 milliards de F CFA en 2012. Présente uniquement dans l’assurance dommages, Chanas qui compte parmi les entreprises les plus représentatives de l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (ASAC) a réalisé un chiffre d’affaires de 12,1 milliards de FCFA en 2017, pour un résultat net de 7,1 milliards de FCFA.

Son capital est détenu par des privés Camerounais à hauteur de 37%, le groupe français Casalegno 20%, la Société nationale des hydrocarbures  (SNH) 20%, l’assureur Gabonais Ogar 18% et d’autres partenaires européens 5%. 

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