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Forum Togo-Union Européenne : Dominique Strauss Khan à propos des économies africaines

Lors de la  deuxième journée du Forum du Togo, le 14 juin,  le panélistes  ont   eu à échanger sur de nombreuses questions de développement à travers des thématiques variées. Les idées ont convergé sur  la mise en œuvre de nouvelles stratégies pour libérer le potentiel économique de l’Afrique. S’exprimant  sur le panel ayant pour thème  «Togo ,…

Lors de la  deuxième journée du Forum du Togo, le 14 juin,  le panélistes  ont   eu à échanger sur de nombreuses questions de développement à travers des thématiques variées. Les idées ont convergé sur  la mise en œuvre de nouvelles stratégies pour libérer le potentiel économique de l’Afrique.

S’exprimant  sur le panel ayant pour thème  «Togo , le centre d’affaire, d’investissement et de la haute finance émergente d’Afrique de l’ouest», l’économiste français, Dominique Strauss kahn ( DSK)   a évoqué   les problèmes structurels des économies africaines. L’ancien directeur du FMI a insisté sur  la grande dissymétrie  qui demeure entre l’Afrique et le reste du monde.

Selon DSK , ce phénomène  demeure et ne disparaîtra pas à court terme.

L’un des concepteurs du PND du Togo a énuméré la faiblesse des infrastructures, la pression démographique et les nouveaux types de problèmes créés par les questions environnementales.

Les exportations africaines, explique-t-il, font grosso modo  30% du PIB du continent mais le commerce avec l’Afrique et le reste du monde pèse seulement 3% des échanges. «Et donc, explique DSK, il y a  une dissymétrie considérable qui fait que la mondialisation pèse sur l’Afrique mais,  pour le moment, l’Afrique ne pèse pas sur la mondialisation », a fait remarquer celui qui est  le conseiller  en économie du président togolais Faure Essozimna GNASSINGBE.

 Évoquant la  problématique du financement, DSK a soutenu qu’ « il existe des zones en Afrique  où il y a de l’argent, citant  en exemple l’Afrique du Sud avec ses  fonds de pension ».

Au total, estime DSK, le niveau d’investissement africain reste faible parce que l’épargne demeure modeste, avec 20% du PIB.

À noter que le Togo  s’est fixé comme objectif majeur de faire de son nouveau programme  de développement un levier essentiel pour  atteindre l’émergence d’ici 2022 avec un taux de croissance annuelle de 7,6%.

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