Lundi 2 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

Gabon: Ali Bongo et son cabinet reprennent la main avec un gouvernement plus resserré

Le nouveau gouvernement dévoilé lundi au Gabon compte 28 ministres contre 36 dans le précédent. Le nombre de femmes titulaires de maroquins tombe de 11 à 6. Dans l’ensemble, l’on sent la reprise de main du président Ali Bongo et de son cabinet dans la vie politique et économique du pays.Le président gabonais Ali Bongo…

Le nouveau gouvernement dévoilé lundi au Gabon compte 28 ministres contre 36 dans le précédent. Le nombre de femmes titulaires de maroquins tombe de 11 à 6. Dans l’ensemble, l’on sent la reprise de main du président Ali Bongo et de son cabinet dans la vie politique et économique du pays.
Le président gabonais Ali Bongo Ondimba, avait annoncé, samedi, avoir demandé à son premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, de former un nouveau gouvernement «plus restreint, constitué de femmes et d’hommes prêts à donner la priorité à l’intérêt général et capable de faire preuve d’exemplarité». Ali Bongo qui se remet actuellement d’un accident vasculaire-cérébral (AVC), s’exprimait pour la première fois après près de 6 mois de silence, et suite à un scandale de trafic de bois qui a coûté leurs postes à de gros pontes du régime.

L’on notera à cet effet, parmi les changements notables, l’ascension du directeur de l’Agence nationale des parcs nationaux du Gabon, Lee White, qui devient ministre de la Forêt, de la mer, de l’environnement, chargé du plan climat. Ce poste était auparavant occupé par Guy Bertrand Mapangou, limogé le 21 mai dernier dans le sillage du «kévazingogate», avec le vice-président du Gabon, Pierre Claver Maganga Moussavou. Toujours dans le sillage de ce grand scandale, l’on relève un nouveau poste ministériel, celui «de la promotion de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption».

Fin février et début mars, près de 5000 mètres cube de kévazingo, une essence rare interdite d’exploitation au Gabon et d’une valeur d’environ 7 millions d’euros, avaient été découverts dans deux sites d’entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d’Owendo, à Libreville. Une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et Forêts indiquant une cargaison d’okoumé, une essence de bois dont l’exploitation est autorisée.
Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l’autorité de la justice, s’étaient mystérieusement volatilisés. Deux cents conteneurs ont par la suite été retrouvés dans les entrepôts de deux entreprises différentes, au port d’Owendo. Plusieurs hauts responsables de l’administration gabonaise sont soupçonnés d’être impliqués dans ce trafic.

Financial Afrik Premium