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Le FMI inquiet de l’accord « bauxite » entre Sinohydro et le Ghana

Le Fonds monétaire international (FMI) a émis des réserves concernant le deal de 2 milliards de dollars entre Sinohydro et le Ghana portant sur l’exploitation de la bauxite contre les infrastructures. Aux yeux de l’institution multilatérale, certaines clauses de cet accord pourraient limiter le pays ouest-africain dans l’utilisation de ses propres ressources. Conformément à l’accord,…

Le Président AKufo-Addo et le President Xi Jinping de Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) a émis des réserves concernant le deal de 2 milliards de dollars entre Sinohydro et le Ghana portant sur l’exploitation de la bauxite contre les infrastructures. Aux yeux de l’institution multilatérale, certaines clauses de cet accord pourraient limiter le pays ouest-africain dans l’utilisation de ses propres ressources.

Conformément à l’accord, la Société ghanéenne de développement de l’aluminium intégré (GIADC) est tenue de créer un compte séquestre offshore pour les revenus générés par la vente de bauxite.

Le FMI est d’avis que le fait d’engager de futures créances de bauxite sur le service de la dette et de bloquer les recettes des ventes dans le compte séquestre limite la capacité du Ghana à exercer son pouvoir discrétionnaire quant à l’affectation du produit.

L’accord stipule pourtant que toutes les obligations financières vis-à-vis de Sinohydro seront transférées du ministère des Finances à la GIADC, le gouvernement n’ayant alors aucun engagement financier à l’égard de Sinohydro et ne fournissant aucune garantie. Des assurances insuffisantes aux yeux du FMI qui estime que le gouvernement pourrait toujours supporter le fardeau du GIADC s’il venait à faire défaut de ses obligations financières envers Sinohydro.

«Le gouvernement estime que les ressources en bauxite du Ghana pourraient générer plus de 500 milliards de dollars de revenus. Cependant, il faudra beaucoup d’efforts et de temps pour mettre en place les capacités du GIADC afin de produire suffisamment de bauxite raffinée pour couvrir le service de la dette en vertu de l’accord », a déclaré le FMI.

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