Entre janvier et avril 2019, les investisseurs étrangers ont représenté en moyenne mensuelle 75% du chiffre d’affaires des actions négociées à la Nairobi Securities Exchange (NSE), la bourse du Kenya, contre 59% au cours des quatre premiers mois de 2018.
« Avec optimisme et calme sur les marchés financiers vers la fin de l’année dernière et le début de 2019, les étrangers ont cherché à prendre plus de risques, en particulier sur les marchés frontières, en accumulant des positions en actions à la NSE en prévision de la saison des dividendes cyclique du premier trimestre », analyse Gift Kori, analyste chez Apex Africa Capital, cité par la presse locale.
Rappelons que plusieurs investisseurs institutionnels étrangers s’étaient désengagés massivement vers la fin du premier semestre 2018 à la place financière kényane, ce qui avait été tirée cette dernière à la baisse.
Dans une étude de marché sur cette désaffection boursière poussée, Standard Investment Bank (SIB) avait expliqué que « les investisseurs étrangers ont été vendeurs nets de plus de 4 milliards de shillings (40 millions USD) de titres au cours du mois de mai (2018), conduisant à une érosion des grands indices ». La valorisation boursière de la NSE s’était alors dépréciée de 95 milliards de shillings (945 millions USD). La tendance est tout autre aujourd’hui.
