La première banque de la zone euro est de nouveau dans le viseur de la Justice américaine. BNP Paribas fait l’objet d’une décision de la Cour d’appel de Manhattan, estimant recevable la plainte collective déposée par 21 réfugiés soudanais, des victimes présumées d’un régime génocidaire au Soudan. La plainte avait été déposée en 2016 au motif que BNP Paribas était la principale banque du régime soudanais de 1997 à 2007.
Cette décision intervient près de cinq ans après que le groupe bancaire a accepté de s’acquitter d’une amende record de 8,97 milliards de dollars (8 milliards d’euros) et de plaider coupable de deux chefs d’accusation dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines. Ces dernières lui reprochaient d’avoir contourné pendant plusieurs années des règles d’embargo s’appliquant aux au Soudan, à Cuba et en Iran.
Les plaignants estiment que le traitement par BNP Paribas de milliers de transactions illégales par l’intermédiaire de ses bureaux à New York a renforcé les exactions du régime en matière d’assassinats, de viols de masse, de tortures et d’infection à VIH délibérée contre son propre peuple.




