Le premier Ministre malien vient de rendre sa démission et celle de son gouvernement . Soumaila Boubeye Maiga n’en est pas à son premier départ . En 2014 , l’homme politique, alors ministre de La Défense, avait aussi jeté l’éponge au lendemain de la visite controversée de l’inexpérimenté premier ministre d’alors, Moussa Mara, à Kigali. A l’époque, Boubeye Maiga avait trempé sa plume dans de l’airin, pour adresser une missive détonnante à qui de droit. Aujourd’hui, point de déclaration fleuve pour celui qui sait que sa tête est mise à prix.
La motion de censure engagée par l’honorable Sory Ibrahima Kouriba, président du groupe parlementaire RPM (Rassemblement pour le Mali), le parti au pouvoir, soutenu par l’honorable Amadou Maïga, vice-président du groupe parlementaire VRD (Vigilance Républicaine démocratique),semble avoir emporté le bras droit d’IBK.
Le désormais ex-premier ministre se débattait contre une motion de censure motivée par « l’incapacité du gouvernement à gérer le pays». Ladite motion a étéengagée par les parlementaires issus de la mouvance présidentielle et soutenus par l’opposition.Cette démission qui semble être une vaine tentative de sortie par la grande porte affaiblit encore plus la stabilité déjà précaire du pouvoir d’IBK.
Après la tragédie d’Ogossagou, le président malien s’est vu contraint de limoger son Etat major, ainsi que certains dirigeants de l’armée malienne. Fortement critiqué, blâmé et accusé à l’intérieur du pays et à l’extérieur, le Massa s’ampute de son bras droit pour reprendre la main. Une opération chirurgicale qui n’est pas sans risque. La gangrène guette.Ainsi, les leaders religieux avec à leur tête, le président du haut conseil Islamique du Mali, l’Imam Mahmoud Dicko, ont brillamment mis en cause « la faiblesse du gouvernement » à travers la mobilisation de la plus grande manifestation depuis 1991.Cette dernière démission représente le coup de trop. L’on en vient à se demander si IBK pourra tenir le reste de la magistrature suprême durement acquise en 2018.A quelque chose malheur est bon. Ces derniers événements au Mali tendent à prouver l’utilité d’un parlement .




