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Abdelkader Bensalah, un vrai faux « marocain » aux commandes de l’Algérie

Le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, 77 ans, a été nommé mardi président par intérim de l’Algérie pour 90 jours, lors d’une réunion du Parlement algérien. Cette nomination intervient une semaine après la démission du président Abdelaziz Bouteflika. Le parlement a acté alors la vacance du pouvoir. L’intérimaire ne pourra pas faire…

Le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, 77 ans, a été nommé mardi président par intérim de l’Algérie pour 90 jours, lors d’une réunion du Parlement algérien. Cette nomination intervient une semaine après la démission du président Abdelaziz Bouteflika.

Le parlement a acté alors la vacance du pouvoir. L’intérimaire ne pourra pas faire partie des postulants aux prochaines présidentielles prévues dans trois mois. La rue qui réclame le départ de tout « le système » a accueilli cette nomination avec prudence. Les partis d’opposition ont boycotté la séance parlementaire qui a abouti à la nomination du président par intérim. « Je vais travailler à concrétiser les intérêts du peuple », a sobrement déclaré celui qui était encore il y a quelques semaines un chaud partisan du cinquième mandat de Bouteflika. Tout comme le président démissionnaire, Abdelkader Bensalah est formé dans le moule de l’Armée nationale de libération (ALN) qu’il rejoint à 18 ans. A l’indépendance, il part étudier le droit en Syrie. A son retour en Algérie, cinq ans plus tard, il intégre un quotidien pro-gouvernemental. Son honorable carrière dans les médias d’Etat est couronnée en 1977 par une élection à la députation qu’il ne quittera que pour aller occuper la prestigieuse ambassade algérienne en Arabie Saoudite puis le poste de porte-parole du ministère des Affaires Etrangères.

Pour le moins, Abdelkader Bensalah, souvent qualifé de « marocain naturalisé » (ce qu’il dément) par ses détracteurs est l’incarnation même du système algérien. Président du Conseil de la Nation depuis près de 17 ans, ce fidèle d’Abdelaziz Bouteflika, tour à tour député, ambassadeur, haut fonctionnaire ministériel, sénateur, a eu le privilège de présider les deux chambres du Parlement. Seul un poste de ministre manquait à l’escarcelle, ce qui est largement compensé par le fauteuil présidentiel. Le natif de Tlemcen, à la frontière marocaine, a fait du chemin.

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