Mercredi 16 septembre 2026

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La démocratie sénégalaise envers et contre les fake news

Au delà de la réélection du président Macky Sall dés le 1er tour avec 58,27% des voix selon la proclamation provisoire faite le 28 février 2019, le scrutin présidentiel qui a eu lieu le 24 février dernier au Sénégal consacre la victoire de la démocratie contre les fake News. Comme l’a si bien dit Mamoudou…

Au delà de la réélection du président Macky Sall dés le 1er tour avec 58,27% des voix selon la proclamation provisoire faite le 28 février 2019, le scrutin présidentiel qui a eu lieu le 24 février dernier au Sénégal consacre la victoire de la démocratie contre les fake News. Comme l’a si bien dit Mamoudou Ibra Kane, directeur de I-Radio, le Sénègal est une démocratie sans démocrates. Le peuple a exercé son devoir citoyen dans un calme exemplaire et les élites politiques n’ont pas su souvent s’en montrer dignes.

Très vite accusée de partialité , la presse sénégalaise, régulatrice de l’espace public et des rapports contradictoires entre les acteurs politiques, s’est efforcée jusqu’au bout, à exercer son rôle de contre-pouvoir en relayant les chiffres et les tendances dés la fermeture des bureaux de vote.

Les menaces proférées vis-à-vis de cette presse sont certainement le fruit de fausses informations charriées depuis les réseaux sociaux et parfois par quelques journalistes aux couleurs politiques affichées . Au final, les faits, sacrés dans les rédactions mais aussi dans le déroulement de l’histoire, sont les seuls qui restent.

Si le verdict prononcé par le juge Demba Kanji à la salle 4 du tribunal de Dakar , après un interminable suspens, exprime la volonté populaire du pays réel , il convient de le dire, la bataille des réseaux sociaux, féroce et haineuse, a exprimé les fractures (parfois artificielles ) du pays virtuel. 

Rien n’a été épargné en effet pour pousser les sénégalais à la révolte : images tronquées de supposés enfants votant dans les localités supposées acquises au pouvoir, manipulation de Wikipedia pour montrer qu’il y a eu gonflage du fichier électoral et piratage des comptes , le tout saupoudré de menaces à peine voilées de déstabilisation du pays en cas de résultat contraire aux attentes .

Mais au final, c’est bien la démocratie sénégalaise, construite le long des crises et des compromis, qui a eu le dernier mot. La compilation des votes a désigné un vainqueur dans une ambiance (on peut le regretter ) de suspicion et de frustration entretenue par les réseaux sociaux . A l’opposition d’exercer maintenant ses droits de recours et au conseil constitutionnel de confirmer ou d’infirmer ce qui, s’il venait à se confirmer, s’apparenterait à un ras de marée et, surtout, à l’ascension fulgurante d’un certain Ousmane Sonko (15% des votes) arrivé troisième tout juste derrière le dinosaure Idrissa Seck, leader du Rewmi (libéral), lequel, avec 20% , a réalisé son meilleur score en trois tentatives .

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