Par Rodrigue Fénélon, grand reporter.
Emmanuel Macron effectue ce 27 janvier 2019, une visite stratégique en Égypte où il rencontrera le président Abdel Fattah al–Sissi .
Quatre ministres accompagnent le chef de l’Etat français dans ce voyage: Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étangères, Florence Parly, ministre des Armées, Franck Riester, ministre de la Culture et Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics. Les raisons de cette visite-éclair vont l’objet de spéculations de Kinshasa à Bangui.
Paris chercherait à préserver son influence en Afrique où Pékin, Moscou et Washington sont entrain de gagner du terrain. D’où le recours au vieil allié de la Méditerranée et du Nord du continent africain.
Selon nos sources, cette visite aux allures géopolitique a pour point cardinal la consolidation d’une relation stratégique. L’Egypte demeure pour Paris un partenaire diplomatique essentiel sur les questions régionales, notamment sur la Libye et en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.
Le pays des pharaons va par ailleurs prendre la tête de l’Union africaine dès le 8 février. La visite d’Emmanuel Macron arrive donc à point nommé pour aborder tous ces sujets avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi. Le président français devrait aussi évoquer publiquement la situation des droits de l’homme selon une de nos sources à l’Elysée.
L’on imagine aisément les doléances et priorités cachées que devrait adopter le future président en exercice l’UA en échange de matériel militaire promis à des prix préférentiels. Financial Afrik vous livrera dans sa prochaine parution les retombées cachées de ce déplacement dit stratégique .




