BGFI Bank Holding Corporation et e-Doley se confrontent le 29 novembre prochain à 11 heures devant le tribunal de commerce de Paris.
La Fintech assigne la banque panafricaine qu’elle accuse d’avoir exploité sa «technologie brevetée»sans son accord pour lancer des services de mobile paiement. Le litige porte précisément sur le service «e-DoleyCash by BGFIBank».
Le fondateur de e-Doley, Ernest Akendengue Tewelyo, y voit une exploitation d’une de ses solutions et réclame plus de 4,5 milliards de francs (7 millions d’euros) de réparation à BGFIBank, au titre du préjudice moral et financier.
La Banque qui n’a pas répondu à nos requêtes a mandaté deux équipes d’avocats composées entre autre de Hugues Désiré Boguikouma, Grâce Firmine Kieley Houndy, Éric Moutet et Virginia Barat.
Du côté de la Fintech, l’on se montre plutôt prudent dans les commentaires. Contacté par nos soins, Ernest Akendengue Tewelyo compare ce jugement inédit en Afrique au combat entre David et Goliath. « Sauf que dans le récit biblique, le vainqueur est connu », commente un avocat d’affaires qui estime que c’est la question de la protection des projets des entrepreneurs qui est posée à travers cette affaire.
Le règlement de ce litige devant le tribunal de commerce de Paris fera certainement jurisprudence.
